Le lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon a été une grande réussite sur tous les tableaux. Son intervention au 20H de TF1 le dimanche 3 mai dernier a réuni le soir même environ 5,4 millions de téléspectateurs. C’est 1 million de plus que pour la déclaration de candidature de Bruno Retailleau et quasiment 800 000 de plus que pour le dernier passage de Jordan Bardella sur cette même chaîne. Il faut ajouter à cela le visionnage de cette interview sur les réseaux sociaux, ainsi que les vues massives en direct puis sous forme d’extraits de son passage dans le média numérique Brut – au total, près de 45 millions de vues quand on cumule tout.
Cette intervention a agi comme un puissant signal. Elle a déclenché une campagne massive de collecte de parrainages citoyens. Alors qu’il avait fallu 244 jours pour collecter les 150 000 parrainages citoyens lors de la campagne présidentielle de 2017, puis 4 jours pour celle de 2022, ce nombre aura été atteint en moins de 24H. Pourtant, la procédure de collecte de parrainages a été rendue plus complexe par rapport aux années précédentes. Ainsi, les signatures doivent désormais être validées à l’aide d’un code reçu par SMS, ce qui permet d’attester de l’unicité des signatures.
Cette première étape de campagne a permis de renforcer la force populaire qui se met en mouvement autour de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Ainsi, il faut noter que sur les 270 000 premiers parrainages citoyens (en date du 16 mai 2026), 160 000 d’entre eux (environ 60 %) n’étaient pas inscrits préalablement sur la plateforme numérique de la France insoumise. C’est ici la preuve que, contrairement à ce que l’on entend parfois, le lancement de campagne a déjà permis un élargissement substantiel de la base de soutien à notre candidature.
Si cette campagne de collecte avait d’abord comme objectif de réunir les 150 000 parrainages citoyens nécessaires pour valider la candidature de Jean-Luc Mélenchon, elle ne s’arrête pas pour autant avec le franchissement de cet objectif. Elle doit se poursuivre, car chaque parrainage citoyen est un soutien supplémentaire à la campagne, qui peut ensuite être mobilisé pour convaincre de nouvelles personnes autour de soi. C’est le principe d’une campagne « moléculaire », que nous avons appliqué à chaque élection présidentielle. Chaque personne gagnée au combat devient actrice de la suite de la bataille. C’est la raison pour laquelle nous appelons à continuer à signer, d’abord parmi les personnes déjà militantes à la France insoumise (certaines personnes pensent qu’elles n’ont pas besoin de signer à nouveau, alors qu’il est indispensable de le faire) mais aussi dans la population.
Pour cela, nous avons mis en circulation la lettre au peuple de France de Jean-Luc Mélenchon. Imprimée à plusieurs millions d’exemplaires, elle a déjà été distribuée à 2 millions d’exemplaires en date du 18 mai. L’ensemble des soutiens à la campagne est invité à commander des lettres (ou à les imprimer) afin de pouvoir les distribuer autour de soi, dans les boîtes aux lettres de son immeuble, parmi ses proches ou ses collègues de travail, devant un supermarché ou une station service, dans les salles des professeurs ou dans les transports en commun. L’objectif est d’augmenter encore chaque jour davantage le soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. La barre des 300 000 parrainages citoyens semble d’ores et déjà à portée de main, et chacun est invité à contribuer à ce qu’elle soit franchie le plus rapidement possible.
Chaque personne ayant parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon est ainsi invitée à s’investir pleinement dans la campagne. Pour cela, il est suggéré à chaque nouveau signataire de télécharger l’application Action Populaire (sur son téléphone portable) ou à se connecter sur www.actionpopulaire.fr afin de retrouver tous les événements de la campagne ou de rejoindre un groupe d’action proche de chez soi. Depuis le lancement de notre campagne, ce sont plus de 25 000 personnes supplémentaires qui ont téléchargé cette application.
La participation à un groupe d’action permet de se retrouver avec des insoumis proches de chez soi afin de pouvoir agir ensemble pour la campagne. Plus de 4 700 groupes d’action existent partout en France, et plus de 2 000 d’entre eux sont « certifiés », c’est-à-dire qu’ils respectent un certain nombre de conditions et qu’ils ont une activité régulière. Si vous n’avez pas de groupe d’action près de chez vous, n’hésitez pas à créer le vôtre ! Cela peut bien sûr être intimidant lorsque l’on a jamais milité mais vous aurez accès à de nombreuses ressources pour vous aider et vous guider pas à pas. Cela permettra aux insoumis qui, comme vous, veulent s’engager mais ne trouvent pas de lieu adéquat, de vous rejoindre.
Depuis le lancement de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, 200 groupes supplémentaires ont été créés, notamment dans des petites villes et des zones rurales, et près de 7 000 personnes ont rejoint un groupe d’action. C’est une nouvelle force considérable pour la bataille qui vient.
Partout en France, les insoumis préparent le premier rassemblement de masse de la campagne présidentielle. Celui-ci aura lieu le dimanche 7 juin prochain à Saint-Denis. L’objectif est d’en faire la plus grosse démonstration de force populaire de ce début de campagne. Pour cela, 500 000 affiches et 2,5 millions de tracts ont d’ores et déjà été transmis aux groupes d’action et le nombre d’inscrits sur la plateforme Action Populaire a atteint un record jamais atteint depuis sa mise en place.
Tous ces signaux attestent de la vague profonde qui se lève autour de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Ils tranchent évidemment avec la faiblesse du soutien populaire rencontré par ceux qui, à gauche, par sectarisme, par nombrilisme ou parce qu’ils ont intégré le récit dominant, préfèrent s’acharner dans la voie sans issue du rassemblement de la gauche hors LFI. Comment ne pas voir que la grande initiative Jadot-Vallaud-Glucksmann n’aura réuni en un mois que quelques 20 000 signatures de soutien ? Comment ne pas comprendre l’incapacité absolue des partisans de la « primaire de la gauche » à susciter quelque dynamique populaire que ce soit quand ils se révèlent incapables de réunir plus de 200 personnes pour leur grand meeting d’hommage au Front Populaire en plein Paris ?
Il n’y a pourtant aucune surprise à cette situation. Dans la bataille qui s’ouvre face à l’extrême droite et aux zombies de la macronie agonisante, la sagesse populaire est de faire le choix de celles et ceux qui ont déjà fait à plusieurs reprises la démonstration de la capacité à faire face et à tenir bon. Et il faut le dire franchement : non, dans la situation historique que connaît le pays, la responsabilité n’est pas d’habiller d’un discours pseudo-unitaire des purs affrontements d’ambitions personnelles. Elle est de proposer au peuple une équipe solide et soudée, réunie autour d’un programme à la hauteur des ruptures aujourd’hui indispensables, et toute entière dévouée au rude combat qui s’annonce.
Bien sûr, tout le monde n’est pas obligé d’être d’accord sur tout, pour autant que nous partageons l’essentiel. Bien sûr, il s’agit de prendre en compte dans cette campagne la diversité des histoires et des identités politiques. Cependant, l’heure n’est pas de jouer au jeu des 7 différences mais de créer les conditions d’un vaste mouvement populaire. C’est pourquoi nous continuons à tendre la main à ceux qui, au-delà de la France insoumise, veulent s’engager dans ce combat. Pas dans neuf mois quand les opportunistes se réveilleront pour trouver la manière de se sauver du radeau de la méduse au prix des contorsions politiques habituelles. Non, maintenant, au moment où s’ouvre cette bataille et où se joue le destin de notre pays pour les prochaines décennies.
Certains tentent de justifier leurs manœuvres de division (aucune posture unitaire ne masquera que le « rassemblement de la gauche hors-LFI » n’est, par définition, pas une démarche de rassemblement de la gauche) par la crainte de voir la gauche perdre contre l’extrême-droite. Quelle hypocrisie ! Car par là même, en concentrant toute leur énergie à s’opposer à la dynamique autour de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ils affaiblissent la seule chance de la gauche de battre l’extrême-droite. Car qui peut croire que des candidats incapables aujourd’hui de s’imposer dans leur propre camp soient en mesure de mettre en mouvement des millions de personnes pour barrer la route aux fascistes ?
Certains ont au moins le mérite de faire preuve de davantage de franchise. Ainsi de Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat, qui aura assumé ce mardi matin sur Public Sénat que son objectif principal était de battre Jean-Luc Mélenchon, même si, je cite, « cela ne garantissait pas une présence au second tour ». L’objectif est donc plus clair : il ne s’agit pas de protéger le peuple de l’extrême droite ou de la poursuite du macronisme, mais bien de renverser le leadership à gauche pour les années qui suivront l’élection présidentielle. L’irresponsabilité est totale quand on voit les dégâts de 10 ans de macronisme et quand on sait le risque que fait peser sur le pays une possible arrivée au pouvoir de l’extrême droite.
Mais pour les autres, ceux qui, sincèrement, cherchent à trouver la meilleure manière de changer ce pays, il est peut-être temps de voir la réalité en face. Non, il n’existe pas de solution miracle permettant de faire émerger, comme par magie, un ou une candidate, bénéficiant de la bénédiction des sondages lui assurant une victoire garantie contre l’extrême droite. Faut-il avoir perdu toute culture historique pour croire encore au Père Noël sondagier ? Faut-il avoir oublié qu’aucune victoire n’a jamais été offerte à la gauche sur un plateau et que toutes ont été arrachées par une lutte acharnée contre les tenants de l’ordre établi ?
L’heure n’est donc pas aux tambouilles politiciennes magiques qui n’auront pour seul résultat que de nous faire perdre du temps. L’heure est au contraire au combat, comme nous avons su le faire en 2024 alors que tous les sondages nous donnaient perdants. L’heure est à renforcer la formidable dynamique populaire qui a commencé à se lever autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. L’heure est, comme le disait Jean Jaurès, à « fatiguer le doute du peuple par la persévérance de notre dévouement ».
Alors rendez-vous sur www.melenchon2027.fr et le 7 juin à Saint-Denis ! et le 7 juin à Saint-Denis !